⚜️ LE GRAND OUI
Un cøcktail bleu, blanc, boréal et dangereusement convaincu de ses moyens.
Inspiré d’un Québec qui se demande depuis un bon boutte s’il devrait finalement prendre son verre pis partir avec.
🌲 CE QU’ÇA PREND
1½ oz de Spritz boréal Québécøl
Parce qu’avant de faire un pays, faut commencer par être capable de faire un bon drink.
¾ oz de P’tit Réduit Québécøl
Un peu d’érable pour financer les premières semaines du nouvel État.
½ oz de jus de citron frais
Pour les relations fédérales-provinciales.
2 oz de tonic
On avait pensé prendre du Canada Dry…
…mais pour une fois, on voulait quelque chose qui ne venait pas avec une négociation constitutionnelle.
Quelques bleuets sauvages
Pas obligatoires. Mais fortement identitaires.
Une grosse tranche de citron avec « OUI » inscrit dessus
Parce qu’à un moment donné, faut ben répondre à la question.
🧊 LA QUESTION RÉFÉRENDAIRE
Sacrez le Spritz boréal, le P’tit Réduit et le jus de citron dans un shaker rempli de glace.
Shakez vigoureusement.
Versez dans un verre rempli de glace.
Ajoutez délicatement le tonic.
Puis posez LA question :
« Acceptez-vous que le présent cøcktail devienne souverain après avoir offert formellement au reste du bar une nouvelle entente de partenariat incluant le partage des peanuts, des glaçons et de la facture? »
Vous avez pas compris?
Parfait.
C’est historiquement approprié.
✂️ LA SÉPARATION
Prenez un long zeste de citron.
Coupez-le en deux.
Une moitié reste dans le verre.
L’autre est envoyée à Ottawa.
Attendez quelques secondes.
Regardez autour de vous.
Tabarnak… ça marche encore.
💰 LE BUDGET DE L’AN 1
Pour démarrer le nouveau pays, il faudra :
1 bouteille de Québécøl.
1 sac de glace.
3 citrons.
Du tonic.
Quelques bleuets.
Pis surtout…
une confiance absolument démesurée dans les prévisions économiques.
🫐 LA GARNITURE
Quelques bleuets.
Une tranche de citron marquée :
OUI
Pas de petit parasol.
On vient de créer un pays. On a d’autres priorités
🥃 EN BOUCHE
Au nez : boréal.
En bouche : érable, agrumes et tonic.
En finale : une légère amertume persistante entre Québec et Ottawa.
Après le premier verre :
49,4 % trouvent qu’il manque quelque chose.
Après le deuxième :
50,6 % disent OUI.
Ces chiffres sont un clin d’œil au résultat référendaire de 1995, pas un sondage actuel ni une prédiction.